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Archive de l'auteur

Une fable inspirée par le grand Jean de Lafontaine !

L’élève et son prof

L’enfant ayant dormi toute l’année,
Se trouva fort dépourvu
Lorsque l’examen fut venu.
Pas une seule idée
À coucher sur son papier.
Il alla cria « À l’aide »
Auprès de son prof Archimède,
Le priant de lui souffler
Quelques mots pour avancer
Et le mettre sur le fil.
« Je vous le rendrai, lui dit-il,
En vous offrant ma pomme. »
Le prof n’est pas commode,
C’est là son moindre défaut.
« Que faisais-tu pendant les cours ? »
Demanda-t-il au plaignant.
« Tous les jours, pendant les cours,
Je dormais, ne vous en déplaise… »
« Ah ? Tu dormais ? J’en suis fort aise.
Eh bien ! ronfle à présent ! »

Jean de l’Abreuvoir

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Un petit quadrupède qui se pensait "chat", dormait sur son coussin. D’un œil seulement, comme tout chat bien né !
Une souris vint à passer non loin de ses moustaches. Pendant qu’elle trottait, il pensa :
Si je n’attrape pas cette souris, je me prive d’un mets délicieux, mais si je l’attrape, j’interromps un sommeil agréable. Que choisir ?
Entre-temps, la souris disparut.
N’est pas chat qui veut !
 
    André SERRA

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Le bitier est un arbre fruitier.

On en trouve sous presque toutes les latitudes, mais assez rarement aux environs des pôles.

Il ne porte qu’un seul fruit à la fois, qui s’épanouit généralement vers le milieu de son tronc. Ce fruit, dénommé la bite, mûrit indépendamment des saisons selon des cycles très variables, de plusieurs fois par jour à une fois tous les deux ans. Ce cycle est généralement fonction de son âge, mais pas de manière absolue.

Certains bitiers de 20 à 30 ans peuvent en effet rester sans fruits pendant plusieurs semaines ou même plusieurs mois, alors que des bitiers de plus de 80 ans en ont quelquefois plusieurs par semaine. Il est donc conseillé de goûter leurs fruits avant d’arrêter son choix si l’on désire en acquérir un. Toutefois, il n’est pas toujours nécessaire d’en posséder un pour profiter de ses fruits.

Comme les fraises et les framboises, les fruits du bitier sont particulièrement appréciés des femmes. Toutefois certains hommes ne répugnent pas à les consommer de manière régulière. Leur pulpe n’est pas consommable, et seul leur jus présente des qualités gustatives. Après consommation du jus, quelquefois appelé “sirop de bite”, la pulpe se résorbe d’ailleurs progressivement, jusqu’à se dissimuler entièrement sous l’écorce du tronc jusqu’à la prochaine floraison.

Il n’est pas possible de cueillir ces fruits sans en faire disparaître les saveurs uniques. On doit donc les consommer sur l’arbre. S’ils ne sont pas consommés au moment de leur pleine maturité, leur jus peut s’écouler naturellement sur le sol. Ils perdent alors tout intérêt. Il est donc conseillé aux amateurs de surveiller l’évolution de leur maturation pour saisir le moment le plus propice à la consommation de leur jus. Il est cependant possible d’accélérer leur fructification en leur portant des soins attentifs. Leur saveur peut être très différente selon que leur consommation intervient trop tôt ou trop tard. Un minimum d’expérience est donc nécessaire pour en tirer la quinte essence.

Comme pour toutes les autres espèces d’arbres, la reproduction du bitier s’opère par développement des graines contenues dans ses fruits. Mais, par une curieuse disposition de la nature, ces graines ne peuvent germer que dans les organismes de leurs consommateurs.

Cette germination est cependant limitée aux organismes féminins. En dépit d’essais répétés, les consommateurs masculins sont jusqu’ici restés stériles.

Après la germination, le nouvel arbre se développe jusqu’au moment où il s’extrait de lui-même de son support humain. Il peut alors être replanté. Mais il ne réalise généralement son plein développement que s’il reste confiné dans l’appartement qui l’a vu naître. Le plus souvent cependant, il prend lui-même l’initiative de se replanter ailleurs, lorsque son plein développement est atteint. Dans certains cas, il peut s’avérer nécessaire de le faire à sa place.

Comme il a l’instinct grégaire et qu’il reste souvent assez proche de son lieu natal, il est préférable de déménager dans les cas extrêmes, si l’on ne veut pas subir la promiscuité des consommateurs qu’il est alors en mesure d’attirer de manière quelquefois surabondante s’il est très productif.

Ensuite le cycle se répète…

 

D’après une étude d’André Serra sur le terrain.

© André Serra - 2005

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       Le pot de fer, le pot de terre, et la rouille
 
 
En Irak, pays lointain,
un pot de fer provoqua
un autre pot pétri d’une bien modeste argile.
Aisément, le pot de fer gagna,
car sous ses assauts le pot de terre craqua,
et sur le sol répandit
l’eau dont il était empli.
Sous les quatre pieds du gagnant,
un combat nouveau s’engagea
entre le fer vainqueur et la rouille insidieuse.
Lequel d’après vous gagnera
entre les nouveaux combattants
L’eau bien sûr, à la longue, prendra le dessus.
Vous qui êtes en fer,
ce conseil d’ami écoutez !
Si vous avez les pieds fragiles,
ne vous hasardez pas sur l’argile !
 
 
La Fontaine d’eau
Livre 0, fable -1

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